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What To Wear Cycling: l’application pensée pour les cyclistes

L’automne est maintenant arrivé et le mercure commence à descendre au rythme des feuilles qui tombent, couvrant le sol d’un kaléidoscope de couleurs éclatantes. S’habiller en fonction de la température devient un véritable casse-tête, que ce soit pour se rendre au travail ou enfourcher son vélo. Combien d’entre nous ont-ils déjà vécu une randonnée inconfortable en portant des vêtements trop chauds ou, au contraire, trop légers?  C’est le cas de Christopher Mullen, cycliste passionné, qui en a eu assez et a décidé de remédier à cette situation en créant l’application What To Wear Cycling.

What To Wear Cycling est une application mobile qui vous suggéra, en fonction de l’endroit où vous décidez de partir en randonnée de vélo, comment vous habiller afin d’être confortable et de profiter pleinement du temps que vous passerez sur votre monture. Basée sur des données recueillies grâce à de nombreux tests et analyses effectués à travers les États-Unis sous toutes les conditions atmosphériques imaginables, cette application se veut simple et facile à utiliser.

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Comment ça fonctionne?

Grâce au GPS de votre iPhone, l’appli détecte votre position géographique pour vous donner les conditions actuelles ou à venir et vous proposer la tenue idéale pour votre séance d’entrainement à vélo et ce, de la tête jusqu’aux bouts des orteils. En quelques clics seulement, vous connaitrez la température, la vitesse et la direction du vent ainsi que les conditions météorologiques prévues pour votre prochaine randonnée. Vous pourrez ensuite partager les recommandations obtenues avec vos amis cyclistes par courriel grâce à l’option «Tell the Peloton».

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Avant de débuter l’utilisation de cette application, il est important d’enregistrer vos paramètres. En effet, vous trouverez dans l’onglet «Preferences» une barre vous permettant d’ajuster les résultats qui vous seront donnés en fonction de votre sensibilité au froid ou à la chaleur. Une fois vos paramètres sauvegardés, vous serez alors en mesure de prévoir quoi porter pour votre randonnée de la journée ou pour celle du lendemain.

Vous n’avez pas de connexion Internet sur votre iPhone?

Pas de souci! En utilisant «I’ll Set My Own Conditions», vous pouvez entrer manuellement vos propres conditions météorologiques et l’appli vous suggéra la tenue à porter en fonction des paramètres que vous aurez vous-mêmes déterminés.

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Vous prévoyez aller vous évader avec votre bicyclette sur les routes des Cantons-de-l’Est alors que vous demeurez à Trois-Rivières ou vice-versa?

Vous pouvez choisir l’endroit où vous roulerez sans utiliser la fonction GPS. Une fois que vous aurez ajouté la ville que vous désirez, elle sera conservée dans votre application. Vous pourrez également la supprimer de vos sélections si vous ne comptez pas y retourner.

Vous commencez le vélo et, pour vous, la balaclava est un délicieux dessert grec? 

Vous n’avez qu’à consulter l’onglet «The Clothing» pour obtenir un bref glossaire des différents types de vêtements de vélo. Les apprentis s’y retrouveront facilement puisque tous les éléments essentiels sont couverts et classés par partie du corps.

Trop beau pour être vrai?

Cette application a tout ce qu’il faut pour plaire, mais comporte tout de même quelques bémols. En effet, il faut savoir qu’elle n’a été conçue que pour les iPhones 4, 4s et 5. Donc, si vous n’avez pas d’iPhone, vous devrez compter sur un ami qui en possède un pour prévoir ce que vous porterez la prochaine fois que vous monterez à vélo.

De plus, pour ceux qui ne maitrisent pas la langue de Shakespeare, l’appli peut s’avérer décevante puisqu’elle est disponible en anglais seulement.

Malgré tout, What To Wear Cycling demeure une ingénieuse application bien pensée et, surtout, bien conçue. Pratique et simple, elle charmera tous les cyclistes, les initiés comme les néophytes.

2,99$ sur l’App Store

Pour plus d’informations, rendez-vous au http://www.whattowearcycling.com/.

Les responsabilités des cyclistes

A l’approche de l’hiver, les cyclistes doivent redoubler de prudence sur les routes et respecter certains règles essentielles au bon fonctionnement de la circulation. Si les automobilistes et les piétons doivent respecter la route, il en est de même pour le cycliste.

Nous vous rappelons donc des lois et règles essentielles pour que le code de la route soit respecté lorsque vous faites du vélo.

La liste citée ci dessous n’est pas exhaustive, renseignez-vous sur le site du code de la sécurité routière.

  • Soyeux respectueux: les règles sont faites dans le but d’améliorer la circulation et la cohabitation avec les automobilistes.
  • Utilisez les signaux manuels pour indiquer votre prochain itinéraire (bras tendu à gauche pour tourner à gauche, bras tendu à droite pour tourner à droite, regard au dessus de l’épaule pour doubler ou se déporter de sa voie). Ces signaux sont les seuls moyens pour un automobiliste d’anticiper vos mouvements.
  • Respectez les feux et les panneaux de signalisation routière: les panneaux s’appliquent à tous (automobilistes, piétons et cyclistes), il convient d’y faire attention.
  • Roulez en ligne droite et l’un derrière l’autre autant que possible, afin d’éviter un possible embouteillage de voitures ou des risques de collision.
  • Ne roulez pas sur le trottoir, il est réservé aux piétons.
  • Si ce n’est pas déjà fait, équipez-vous d’un phare avant et feu arrière afin que les automobilistes vous repèrent. L’hiver, cette règle est obligatoire et vivement conseillée pour éviter tout risque de collision.
  • Comme en voiture, l’alcool est formellement interdit à vélo ! Attention aux risques d’amendes: un policier pourrait vous faire passer l’alcotest.

Ces règles sont essentielles pour les cyclistes, ainsi que pour les automobilistes et les piétons. Le respect permet une meilleure compréhension du moyen de transport de son voisin et évite les conflits. Pratiquer le vélo n’en sera que plus agréable.

feux de circulation

Connaissiez-vous ces règles ? Les respectez-vous au quotidien ? N’hésitez pas à nous partager votre avis à ce sujet.

Les bienfaits du vélo

Pédaler régulièrement, c’est mettre toutes les chances de son côté pour un capital santé solide. En plus d’être un sport complet et peu coûteux, le vélo permet à la fois de se muscler et de se sentir à l’aise avec son corps. Une pratique régulière vous permettra de vous libérer de vos tensions du quotidien, tout en passant un moment agréable sans trop d’effort.

Nous avons décidé de vous rappeler 3 points importants pour souligner les bienfaits qu’apporte le vélo. Vous ne serez pas déçu(e) du résultat.

Travailler son souffle et se muscler facilement

Le principal atout du vélo est qu’il est un sport complet. En roulant régulièrement, vous faites à la fois travailler votre coeur et vos muscles. Le souffle, très important pour une bonne pratique sportive, permet de faire durer l’effort et d’augmenter vos capacités physiques. Le vélo sollicite également de nombreux muscles du corps: abdominaux, pectoraux, bras, dos, fessiers et jambes. Les membres inférieurs, plus sollicités,  deviennent plus toniques et moins sensibles aux blessures.

Brûler les calories

Avec une pratique régulière du vélo, la chasse à ce petit bourrelet qui vous dérange est lancée. Les muscles inférieurs étant très sollicités, la circulation se fait plus facilement et permet d’affiner vos jambes et votre fessier. Il est aussi facile de brûler des calories: par exemple, une personne de 75 kg dépensera environ 225 calories sur une durée de 30 minutes. L’hiver, faire du vélo est encore plus énergivore, car l’effort dans le froid brûle les calories vitesse grand V.

Bien dans sa peau, bien dans sa tête

Le vélo a un remarquable pouvoir relaxant. Après une promenade ou un trajet au travail, vous vous sentirez apaisé après l’effort accompli. La pratique régulière permet d’éliminer le stress accumulé et de gagner en estime de soi. Avec plus de confiance, nous pouvons aborder plus sereinement les difficultés du quotidien. Le vélo est une thérapie bienfaisante pour se sentir à l’aise avec soi-même et bien dans son corps.

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Et vous, avez-vous d’autres conseils sur les bienfaits du vélo ? N’hésitez pas à nous faire partager vos expériences !

Cyclotourisme : Découvrez les villages-relais

Du cyclotourisme pour tous les goûts

Vous faites du vélo régulièrement, et vous avez parcouru les incontournables pistes cyclables de la Route verte à quelques reprises. Nous vous proposons aujourd’hui de vous inspirer d’une liste de villages pittoresques du Québec: les villages-relais.

Qu’est-ce qu’un village-relais?

Un Village-relais, c’est une municipalité de moins de 10 000 habitants reconnue par le ministère des Transports qui offre une diversité de services et un lieu d’arrêt agréable et sécuritaire. Le concept Village-relais a été mis en place pour réduire les effets de la fatigue au volant. Ils sont dispersés partout au Québec le long des routes principales nationales ou des routes touristiques. Les villages-relais constituent de vrais petits bijoux à découvrir, pour leur accueil chaleureux, leurs attraits touristiques, culturels et naturels.

Cartes des emplacements des villages-relais du Québec

Quelques endroits à découvrir à vélo

Parmi la trentaine de villages-relais, vous découvrirez entre autres Danville, un village loyaliste des Cantons-de-l’Est à découvrir pour son patrimoine architectural et ses maisons ancestrales. Vous apprécierez le Centre cycliste de Danville et le centre d’interprétation de la nature de l’Étang Burbank. Côté restauration, le Temps des Cerises demeure un incontournable pour sa cuisine, son architecture et sa terrasse en pleine nature.

Pour visionner la vidéo du Centre cycliste de Danville, cliquez ici et cliquez ensuite sur l’onglet vidéo en bas à droite.

Restaurant Le Temps des Cerises vu de l'intérieur

Parmi les splendides villages que le circuit vous propose, vous découvrirez aussi Saint-Fulgence au Saguenay, avec ses nombreux attraits touristiques pour toute la famille et sa piste cyclable de 7 km en cours de développement.

La brunante à Cap Jaseux

Nous vous suggérons aussi La Guadeloupe dans la région de Chaudières-Appalaches, pour son économie diversifiée et ses divins produits de l’érable. Le dynamisme et la courtoisie de cette population au fort penchant entrepreneurial sauront vous plaire, de même que ses splendides sentiers pédestres et cyclables.

La piste cyclable La Guadeloupe située dans la région de Chaudière-Appalaches

Pour la liste complète des villages-relais, nous vous suggérons ce lien.

Vos commentaires et vos photos sont les bienvenus!

Bonne route!

L’équipe Miele

Vélo-boulot : facile quand on sait s’y prendre!

Vélo-boulot: un mode de vie!

Vous caressez l’idée d’utiliser votre vélo pour vous rendre au travail? Vous n’êtes pas seul! Une étude canadienne menée auprès de 1501 adultes (1998) indique que les « Canadiens, dans une proportion de 70 %, ont affirmé que s’ils avaient accès à une voie cyclable réservée qui leur permettrait de se rendre au travail en moins de 30 minutes à un rythme agréable, ils s’en serviraient assurément».
Heureusement, le nombre de pistes cyclables grandit à vue d’oeil dans les grandes villes et de plus en plus de services publics existent pour favoriser l’adoption du vélo comme moyen de transport quotidien.
Selon la même étude, les cinq principales raisons invoquées pour faire du vélo sont :
  1. le désir de faire de l’exercice et se maintenir en santé;
  2. le plaisir;
  3. la commodité;
  4. les préoccupations environnementales;
  5. l’économie d’argent.
Vous pensez que se rendre au travail comporte trop d’inconvénients? Voici quelques trucs pour rendre le tout agréable :
  • Préparez votre équipement la veille et assurez vous que vos pneus sont bien gonflés.
  • Partez tôt, il est inutile de se presser. Rouler à un rythme régulier est plus sécuritaire, permet de ne pas arriver exténué au travail et de profiter du paysage.
  • Procurez-vous des sacoches que vous pourrez installer à l’arrière ou à l’avant de votre vélo.
  • Si vous devez vous changer une fois au travail, apportez vêtements de rechange, serviette et savon avec vous.
  • Munissez-vous d’un bon cadenas.
Si la technologie fait partie de votre vie, vous pouvez faire appel à diverses applications mobiles afin de rendre vos trajets plus simples… ou plus palpitants.
  • Google Maps : l’application pour téléphone mobile Google Maps a été mise à jour et vous offre maintenant la possibilité de calculer vos itinéraires en vélo.
  • RunKeeper : cette application permet de calculer votre performance physique grâce au GPS intégré à votre téléphone. Vous serez en mesure de calculer votre vitesse moyenne, la durée de votre exercice et même le nombre de calories que vous aurez brûlées.

Vélo-boulot: un mode de vie!

Finalement, il est important de choisir le bon vélo. En ville, vous pouvez vous servir d’un vélo hybride tel que le fameux Umbria III de Miele. Il vous permettra de naviguer aisément entre les obstacles urbains tout en résistant à l’état des rues.
De plus, vous pouvez aussi bénéficier du service de vélo collectif Bixi s’il est disponible dans votre ville. Si vous habitez loin de votre lieu de travail (plus de 5 km), il pourrait être judicieux de choisir un vélo de route comme l’Andiamo ou encore un vélo électrique tel que le eVox qui vous feront gagner du temps et économiser votre énergie.
Quelques citations récoltées dans notre entourage en lien avec le vélo au boulot :
«Aller au travail en vélo me permet de brûler 1200 calories par jour!»
«Grâce à cet exercice matinal, je conserve un moral d’acier et ma concentration toute la journée!»
«C’est la meilleure raison de se lever pour se rendre au travail le matin.»
Merci à M. Tristan Audet, un adepte du vélo au boulot, pour cette collaboration spéciale.

8 trucs pour bien s’alimenter en dehors des entraînements

Bien s’alimenter dans la vie de tous les jours

Concrètement, vous vous demandez comment vous alimenter en dehors de vos sorties à vélo?

Voici un résumé efficace et pratique!

  1. Planifiez, planifiez, planifiez… en intégrant le plaisir au menu!
  2. Assurez-vous d’avoir des repas contenant les 4 groupes alimentaires du Guide alimentaire canadien afin d’obtenir tous les nutriments dont vous avez besoin quotidiennement.  Si ce n’est pas possible, les collations peuvent vous aider à consommer les aliments des groupes alimentaires manquants.
  3.  Planifiez vos repas de la semaine, faites votre épicerie à partir d’une liste pour avoir tous les ingrédients sous la main quand viendra le temps de préparer vos repas.
  4. Cuisiner en double pour avoir des repas déjà prêts quand vous arrivez du travail, de l’école ou de l’entraînement.
  5. Évitez les longs délais entre les repas :  quand on s’entraîne plusieurs heures par semaine et que l’intensité de l’entraînement est élevée, il n’est pas rare que la faim se fasse ressentir aux 3 heures.
  6. Prévoyez une collation si les repas sont espacés de plus de 4-5 heures : ceci vous évitera les baisses d’énergie, fatigue et fringales et vous permettra de fonctionner à votre plein potentiel.
  7. Prenez le temps de déguster et savourer vos aliments pour en retirer un maximum de plaisir et pour mieux percevoir la satiété!
  8. Une diététiste-nutritionniste pourra vous aider à personnaliser votre alimentation selon vos besoins spécifiques et ceci tient compte, en autres, de votre taille, poids, âge, type de sport, l’intensité à laquelle il est pratiqué, la fréquence et la durée des entraînements, la condition de santé, les habitudes de vie, etc.

Miele et eVox remercient Mme Lucie Brossard B.Sc., Dt.P. pour la collaboration précieuse à cette série d’articles.

Lucie Brossard, Nutrionniste

Mme Lucie Brossard, B.Sc., Dt.P.

Diététiste-nutritionniste

Membre de l’Ordre professionnel des diététistes du Québec

Membre des Diététistes du Canada

514-743-0047

lucie.brossard@mail.mcgill.ca

Sources :  Clinical Sports Nutrition, Burke L. et Deakin V., McGraw Hill, Fourth Ed., 2010; Sport Nutrition Practice Guideline Summary, PEN, Diététistes du Canada, 2013; Atelier sur la nutrition sportive, Erdman K., MSc, RD, Diététistes du Canada, 2009

Jasons alimentation sportive pour cyclistes

Quand sport et alimentation font bon ménage

Pour se sentir bien dans son sport, on ne peut négliger son alimentation. Pour Lucie Brossard, sport et nutrition forment un tout.

Lucie, quelle sorte d’alimentation faut-il lorsque nous sommes cycliste professionnel?

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On ne peut pleinement profiter de son sport si on n’a pas au point de départ une alimentation équilibrée.  Que l’on soit cycliste professionnel ou sportif du dimanche, l’alimentation peut faire une énorme différence, quelques soit les objectifs visés, que ce soit pour améliorer les performances, pour le plaisir de bouger ou simplement pour se changer les idées.

Une alimentation équilibrée fait place à tous les groupes alimentaires ainsi qu’au plaisir de manger et il n’y a aucun interdit.  Le Guide alimentaire canadien est un bon point de départ.  Il faut consommer au minimum le nombre de portions recommandé selon notre groupe d’âge.

Ensuite, les besoins en énergie et autres nutriments doivent être ajustés individuellement selon le niveau d’activité physique.  Ainsi, plus le niveau d’activité physique est élevé, plus les besoins en carburant sont grands et les glucides sont le carburant préféré de nos muscles et notre cerveau.

Il n’y a que de toutes petites réserves de glucides (sous forme de glycogène) dans nos muscles et notre foie.  Ces réserves sont vite épuisées si l’entraînement dure plus d’une heure.  C’est pourquoi, les cyclistes qui s’entraînent plusieurs heures par semaine doivent faire une place importante aux glucides dans leur alimentation.  Ils doivent en plus manger suffisamment de protéines et s’assurer d’être bien hydratés pendant et en-dehors des entraînements.

Quand on parle de glucides, on pense aux glucides complexes (aussi appelés sucres lents car leur absorption par le corps est plus longue) et aux glucides simples (aussi appelés sucres rapides).  Des exemples de glucides complexes sont le pain, céréales à déjeuner, pâtes, maïs, riz, quinoa, millet, bulgour, couscous, pomme de terre, pomme de terre sucrée, légumineuses, légumes et fruits, etc.

Parmi les sucres rapides (rapidement absorbés), on retrouve le fructose (sucre naturel des fruits), le lactose (sucre naturel du lait et du yogourt), le sucrose (provenant de la betterave ou de la canne à sucre), le miel, sirop d’érable, sirop de maïs, sirop d’agave, etc.

Pour des trucs et des conseils concrets ainsi que des inspirations de menus, nous vous invitons à lire cet article.

Trucs & conseils avant, pendant et après une course ou un entraînement

Quand vient le temps de faire un entraînement ou une course à vélo, il importe de bien s’hydrater et de manger suffisamment.

  • Bien s’hydrater :  La déshydratation peut nuire à la performance physique et donner la sensation qu’il est plus difficile de faire de l’exercice. La déshydratation peut aussi entraîner soif, fatigue, crampes musculaires, étourdissements, nausée, frissons, maux de tête.
  • Avant l’entraînement/la course: boire de 125-375 ml de liquide, dans les 2 heures précédant l’entraînement; l’eau est un bon choix.
  • Pendant l’entraînement/la course:  boire de 400-800 ml/heure d’entraînement.
    • Si la durée < 1 heure, l’eau peut suffire.
    • Si la durée > 1heure, une boisson pour sportifs (fournissant 30-80 g de glucides/L, 500-700 mg de sodium/L et 80-195 mg de potassium/L) est recommandée.  On peut faire aussi sa propre boisson pour sportifs.
    • Après l’entraînement/la course :  Boire pour remplacer les liquides perdus dans la sueur et retrouver un bon niveau d’hydratation.  On est bien hydraté quand notre urine est de la couleur de la limonade.  De l’eau, jus de fruits, lait, lait au chocolat, boissons de soya et boissons pour sportifs sont des choix très intéressants.
  • Manger suffisamment avant l’entraînement/la course :
    • Il faut doser la bonne quantité d’aliments à consommer avant l’entraînement/la course pour éviter les inconforts gastriques occasionnés par une digestion incomplète.
    • Les glucides se digèrent bien et doivent occuper une place importante dans notre menu, car ce sont notre carburant.  Cependant, les protéines, les lipides (gras) et les fibres peuvent retarder la digestion.  Il est donc important de bien doser la quantité de ceux-ci avant l’effort.  Ainsi, plus la prise alimentaire est rapprochée du moment de l’entraînement/la course, plus on limitera la consommation de protéines, lipides (gras) et fibres.

On recommande donc de manger :

  • dans les 3-4 heures précédant l’entraînement/la course :  un repas normal.

Celui-ci doit contenir des glucides, une quantité modérée de protéines et de lipides.  Mon repas typique :  poisson en papillote et riz, accompagné d’une bonne salade, d’un fruit et d’un petit yogourt grec; ou le matin : jus d’orange, café au lait, œufs pochés avec rôties, fromage ricotta, un peu de beurre et de confiture.

  • dans les 2 heures précédant l’entraînement/la course :  un repas composé principalement de glucides, faible en protéines et en lipides.  Mon repas typique:  sandwich au jambon, tomate, laitue, un petit pouding au riz et une petite grappe de raisins ou le matin, jus d’orange, café au lait, gruau nature cuit dans du lait de soya avec du sirop d’érable.
  • dans l’heure précédant l’entraînement/la course : une collation liquide ou semi-liquide car digérée plus rapidement. Mes préférés:  un yogourt à boire, un verre de jus d’orange ou un verre de lait frappé fait avec du yogourt, lait, petits fruits et banane.
  • Manger suffisamment pendant l’entraînement/la course :
    • Si la durée < 1 heure, il n’est pas nécessaire de manger.  On doit bien s’hydrater, par contre.  De l’eau peut suffire. Cependant, si l’activité physique se fait à une intensité élevée, une boisson pour sportifs (comme celle décrite plus haut) peut être un bon choix.
    • Si la durée > 1heure, on recommande de prendre de 30 à 70 g de glucides par heure d’entraînement.  Ces glucides peuvent être pris sous différentes formes :  boissons pour sportifs (voir ci-dessus), gels, barres de céréales, barres de pâte de fruits, biscuits aux figues, banane, fruits frais, fruits séchés, etc.  Mes préférés :  boisson pour sportifs fait maison, barre de céréales et barre de pâte de fruits.
  • Manger suffisamment après l’entraînement/la course : 
    • Dans les 30 minutes suivant l’activité physique, c’est la période idéale pour maximiser la récupération.

Les muscles ont besoin de glucides pour refaire leurs stocks d’énergie et d’un peu de protéines pour réparer les fibres musculaires endommagées par l’effort.  Une collation peut suffire si on n’a pas faim après l’effort ou si on a un petit creux.  La collation doit contenir des glucides et un peu de protéines. Ex. Lait au chocolat, fruits et yogourt, lait frappé, sandwich au beurre d’arachides, etc.

  • Dans les 2-3 heures suivant la collation : prendre un repas normal contenant des glucides, une quantité modérée de protéines et de lipides.

«Il y a encore beaucoup à dire sur la nutrition sportive, mais je m’arrête ici.», indique passionnément Mme Lucie Brossard, diététiste.

Lucie Brossard lors d'une course

Sources :  Clinical Sports Nutrition, Burke L. et Deakin V., McGraw Hill, Fourth Ed., 2010; Sport Nutrition Practice Guideline Summary, PEN, Diététistes du Canada, 2013; Atelier sur la nutrition sportive, Erdman K., MSc, RD, Diététistes du Canada, 2009

Jasons cyclotourisme & entraînement sportif cycliste

Vous avez été nombreux à nous écrire concernant le parcours de Mme Lucie Brossard la semaine dernière.

À cet effet, nous avons décidé de poursuivre la conversation avec cette passionnée de vélo, dans le but avoué de vous convaincre d’enfourcher vous aussi votre bicyclette dès que possible!

Mme Brossard, jusqu’ici avez-vous surtout fait du cyclotourisme ou de l’entraînement sportif cycliste? 

J’ai d’abord fait de la compétition, puis ensuite, de l’entraînement cycliste. Je n’ai jamais fait de cyclotourisme (avec bagages), mais je n’écarte pas la possibilité de faire un voyage avec des bagages dans le futur.

Vous avez déjà fait des voyages de vélo, quel genre de voyage avez-vous fait? 

J’ai surtout fait des voyages de vélo de type Camp d’entraînement.

Où êtes-vous allée?

Aux États-Unis: Caroline du Nord, Floride, Texas, Colorado, Virginie, et en France (Ardèche, Côte d’Azur-Alpes maritimes).

Lucie Brossard lors d'un entraînement de vélo en France

Quel type de vélo préférez-vous? Vélo de route, vélo urbain, vélo de montagne?

Vélo de route. Mais j’aime me promener en vélo de ville et faire du vélo de montagne à l’occasion. J’aimerais aussi me procurer un vélo de cyclocross pour prolonger la saison de vélo à l’automne.

Que pensez-vous du Défi Pierre Lavoie?

Une grande aventure cycliste jumelée à une belle cause!

Quels sont les gadgets que vous utilisez lorsque vous faites du vélo?

Cardio-fréquencemètre et compteur de vélo (bike computer).

Quel sera votre prochain voyage de vélo?

Je prévois un séjour en Arizona l’année prochaine et en Espagne ou la France d’ici un ou 2 ans.

Faites-vous des entraînements particuliers? (simulateur de vélo sur route, etc.)

Je fais presqu’exclusivement du vélo à l’extérieur d’avril à octobre.  En octobre et novembre, c’est de la randonnée pédestre.  De novembre à avril, je fais du vélo virtuel sur rouleau équipé des logiciels Computrainer ou Elite. J’essaie d’intégrer un peu de musculation, beaucoup d’étirement, ainsi que des sorties de plein air (raquette, ski de fond).

Le sport a-t-il changé votre vie?

Le sport a toujours fait partie de ma vie. Je ne conçois pas ma vie sans sport. Ça fait partie de mon identité.

Finalement, quel conseil donneriez-vous à une personne qui désire se mettre en forme?

Essayer toutes sortes d’activités. Trouver une activité ou des activités qui vous plaisent et qui s’intègrent bien dans votre horaire. Viser le PLAISIR DE BOUGER. Y aller très progressivement. Viser une fréquence qui respecte votre rythme de vie.  C’est la seule façon d’en faire une habitude durable.

Cyclisme féminin: rencontre avec Lucie Brossard

Nous avons récemment rencontré la diététiste Mme Lucie Brossard, une femme au parcours fascinant alliant la passion du vélo et de la nutrition sportive. Voici quelques questions que nous avons choisi de lui poser au sujet de son parcours dans l’univers du cyclisme féminin.

Depuis combien de temps faites-vous du cyclisme?

Je fais du vélo depuis 34 ans.

Quel niveau avez-vous atteint en tant que cycliste? 

J’ai été championne du Québec sur route, en 1983. J’ai gagné plusieurs courses et monté de nombreuses fois sur le podium, au Québec. J’ai fait des courses aux États-Unis. Le plus haut niveau atteint a été ma participation avec l’équipe canadienne au Tour du Texas, en tant que membre invitée, en 1984.

Il s’agissait de ma première expérience internationale où les meilleures cyclistes au monde étaient au rendez-vous. C’était une série de 12 courses sur un mois. Cette série de courses était une première étape dans la pré-sélection d’athlètes pour les Jeux olympiques de Los Angeles, en 1984 et le premier Tour de France féminin, de la même année.

Pourquoi le cyclisme est-il votre passion?

C’est un peu par accident que je me suis mise à la compétition cycliste.  Au début, je voulais faire du cyclotourisme. Mais quand je suis entrée dans mon club, entendre parler des courses par les autres cyclistes, jeunes et moins jeunes, des émotions et des sensations fortes qu’ils vivaient, cela m’a donné le goût d’essayer. De plus, la routine de l’entraînement, la discipline et la rigueur que cela exigeait apportait du sens à ma vie d’adolescente en pleine recherche d’identité et du sens de la vie!

Lucie Brossard lors du Grand Prix cycliste de Hudson

Êtes-vous une grande sportive? 

Ce que je peux dire, c’est que j’ai toujours fait du sport, et ce, dès mon enfance.  Faire du sport pour moi est aussi naturel que de respirer.  J’ai essayé toutes sortes d’activités sportives (course à pied, natation, plongeon, arts martiaux, tennis, badminton, volley-ball, handball, basketball, athlétisme, ski de fond, raquette, kayak de mer, kayak de rivière, escalade, musculation, patin, patin à roues alignées, etc.) mais c’est vraiment le vélo qui me procure le plus de sensations!

Le vélo fait définitivement partie de votre mode de vie. D’où vient cette motivation?  Qu’aimez-vous du vélo?

Je dis souvent à la blague que le vélo est pour moi une sorte de virus dont je ne peux me départir. Plus sérieusement, je dirais que c’est un moyen d’avoir un équilibre dans ma vie entre le travail et les autres sphères de ma vie.

Au début, lorsque je faisais de la compétition, cela représentait pour moi la plus grande passion de ma vie, rien d’autre n’avait d’importance. Puis avec les années, un équilibre s’est installé.  C’est devenu un moyen pour moi de rester en santé, de m’évader, de me libérer l’esprit du stress, de ressentir les bienfaits des endorphines, d’éprouver le plaisir de faire bouger mes muscles, de voir de beaux paysages, de me ressourcer dans la nature.

Pour terminer, pensez-vous qu’il y a assez de place pour la femme dans la compétition cycliste?

Non, pas assez. Nous avons au Canada de grandes athlètes cyclistes féminines dont on entend peu parler.  Il y a très peu de couverture d’événements cyclistes féminins. Mais avec des organismes comme les Cyclopétards (un OSBL québécoise dont la mission est d’encourager les femmes à pratiquer le vélo), la popularité du vélo auprès des femmes finira par augmenter.

Si cet article a éveillé en vous le goût de découvrir ou de redécouvrir un mode de vie à vélo, nous vous invitons à découvrir nos différents modèles de vélos Miele ou de vélos à énergie renouvelable eVox.